Au final, nous avons laissé tomber l'idée du camping-car.
Avec quelques jours de recul, les frictions nous ont semblé trop risquées à gérer sur 1 mois et demi, dans un pays où il risque quand même de pleuvoir un peu (soyons réaliste!)
De plus, les gens à qui nous avions loué le camping-car nous ont vraiment fait peur avec les problèmes d'étanchéité.
En gros, un camping-car est bourré de joints qui, par usure ou s'il y a eu un accrochage, risquent de se mettre à fuir. Et si ça fuit, c'est toute la "maison" qui prend l'eau, et les réparations, coûteuses, prennent des mois.
C'est a priori un problème courant qui, là aussi, est difficile à gérer sur 1 mois et demi en climat humide et avec 4 enfants.
Aventuriers mais pas trop, nous avons donc opté pour airb'nb! Et tout en voiture avec notre partner fétiche. Espérons qu'elle survive :)
Voilà notre périple, point par point :
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mercredi 6 juillet 2016
mercredi 28 octobre 2015
Un week-end test!
2 jours pour tester le concept avant la grande aventure
Nous sommes une famille de 6.
Olivier et moi, Claire, nous avons 40 ans.
Ensuite, il y a Jeanne, 11 ans, Eléanor, 9 ans, Lise, 6 ans
(et demi !) et Mayeul, 3 ans.
En guise de cadeau d’anniversaire, pour étrenner notre
quarantaine toute neuve, nous avons décidé
d’emmener notre petite troupe en voyage. Une aventure d’un mois et demi en
Irlande, à l’été 2016.
Etant donné le climat, et le jeune âge de nos chères têtes
brunes, nous avons laissé tomber nos idées initiales de randonnées et bivouac
pour nous diriger vers un périple en camping car !
Un choix difficile pour moi qui déteste tous les engins
motorisés, mais correspondant parfaitement à nos besoins de souplesse d’usage
et de mise au sec.
Nous n’avons jamais fait de camping car, et nos souvenirs de
campings remontent à il y a trente ans pour quelques camps scouts. Autant dire
que nous sommes novices en la matière…
Qu’à cela ne tienne, nous nous plongeons dans des blogs pour
tenter de profiter de l’expérience des autres. Nous acquérons bientôt une connaissance
théorique, importante mais déconnectée de la réalité, du vécu.
C’est sûr, avant de nous lancer dans pareille aventure, il
nous faut pratiquer un peu, voir si c’est tenable, ressentir les difficultés
qui vont se présenter…
Nous décidons donc de louer notre premier camping-car, juste
pour voir comment c’est, « pour de vrai ».
Nous choisissons un trigano challenger 43, prévu pour 6.
Notre lit est en capucine, au dessus de la cabine de
conduite. Même l’Homme, grand du haut de son mètre 91, y tient à l’aise.
Inutile, par contre, d’espérer tenir assis !
Au milieu, une salle à manger, avec 2 banquettes face à
face, une table entre les 2 et un grand siège au bout.
Au fond, un lit superposé. Pour commencer, sur les conseils
du propriétaire, nous y installons 3 enfants : les 2 grandes en haut, le
titou en bas.
Lise ira sur la dînette. Cet équipement qui nous a beaucoup
intrigué, fonctionne en abaissant la table à manger à hauteur des sièges pour
générer un lit 2 places, recouvert des coussins et dossiers équipant les
banquettes.
Pour un enfant pas trop lourd, ça a l’air tout à fait
confortable J
Au départ, tour du propriétaire pour nous expliquer les
batteries, le frigo, les prises, les eaux grises et noires… On verra à
l’essai !
On nous a bien expliqué que tout devait être enfermé dans
des placards, sous peine de recevoir dans la figure une avalanche d’objets
hétéroclites dans la figure : on tentera de s’y tenir. Sûr que nous
reviendrons hyper ordonnés !
Le papier toilette est hyper fin, apparemment c’et important
pour ne pas boucher les toilettes…
Pour ce qui est de la cuisine, tout est équipé en assiettes
plastiques, du bon sens mais je ne sais pas si j’y aurais pensé…
Premier repas : check, les loulous étaient radieux autour de la table de leur « cabane ».
Premier repas : check, les loulous étaient radieux autour de la table de leur « cabane ».
Première sieste : check aussi, même si, l’excitation
aidant, l’endormissement était long. On ne compte plus les fois où des billes
de clowns se sont relevées ;).
Derrière, hop, une géocache, et c’est reparti pour
l’aventure…
Nous avons passé l’après-midi à faire des ricochets sur
l’Ardèche, avant de reprendre le camping car et de trouver un coin tranquille
grâce à park4night. Ensuite, petit dîner et coucher à 9h30 pour tout le
monde : rythme paisible !
Le lendemain, réveil au calme à côté d’une chapelle romane :
magique, il faut bien le reconnaître… L’occasion d’une rando à peine
réveillés !
Les douches se sont bien géré : rapide mais efficace.
Par contre, vu le manque de place, nous avons envoyé les enfants dehors pendant
que nous nous lavions, Olivier et moi. Même pas honte !
Nous avons embrayé, après quelques kilomètres, sur une
visite de grottes. Ce qui est formidable, en mode « escargot », c’est
la souplesse : Mayeul a pu dormir pendant que les grands randonnaient, et
quand il s’est réveillé, ça nous a pris 2 minutes pour rejoindre le début de la
visite. Difficile d’imaginer plus efficace !
Petit bilan de ce WE, maintenant :
-
les frictions ont été inévitables, même sur un
week-end. Peut-être est-ce inévitable, ou peut-être y a-t-il un rythme à prendre ?
A suivre…
-
nous avons dû changer les eaux noires une fois, dans
des toilettes publiques, au bout de seulement 24h00 : à 6, on remplit vite
la cassette !
-
question cuisine, les casseroles étaient minuscules et
l’espace exigu : il faudra manger des salades ! Ca nous a libéré
beaucoup de temps pour être ensemble, tout simplement, et c’était agréable
-
Nous n’avons pas osé boire l’eau du robinet, et avons
du coup manqué d’eau. C’était un peu compliqué. Après vérifications, nous avons
eu raison ! Il existe néanmoins des systèmes pour rendre potable l’eau du
réservoir, c’est une question que nous devrons résoudre. Ce qui est sûr, c’est
que je ne veux pas acheter des tonnes de bouteilles en plastique qui partiront
à la poubelle !
-
Il faudra préparer notre itinéraire, pour en profiter
vraiment, tout en se réservant la liberté de flâner, de faire différemment… Je
ressens le besoin, lorsque nous arrivons quelque part, de savoir ce qui est
intéressant à cet endroit, où s’adresser…
Au final, un joli galop d’essai,
mais bien du travail encore avant de concrétiser notre projet !
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